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Cédric Barbosa tout juste de retour de blessure pourrait débuter la rencontre face à Bordeaux. L'ancien milieu de terrain Troyen annonce son manque de motivation quant à l'idée de continuer avec les Grenats en Ligue 2 la saison prochaine. Il l'annonce lui même :
«Bien sûr que, à trente-deux ans, la Ligue 2 constituerait pour moi une régression.» Entretien.

Photo : FCMetz.com
• Pensez-vous être opérationnel samedi à Bordeaux ?
« Je me prépare comme si j'allais jouer mais il ne s'agit pas non plus
de faire n'importe quoi. Dans la tête, je suis prêt mais, dans les
jambes, il me manque quand même quatre mois de compétition. Maintenant,
on ne me paie pas seulement pour m'entraîner : c'est le match qui me
fait vibrer. »
• Même avec une équipe condamnée à la relégation ?
« La situation était déjà compromise quand je me suis blessé. Il faut
être réaliste, et je le suis depuis un bon moment déjà. Mais il reste
des choses intéressantes à réussir. »
• Lesquelles ?
« Tout le monde nous prend pour des chèvres et nous voit battre les
pires records qui existent. Démentir ces prévisions-là constitue déjà,
en soi, une source de motivation, c'est une question d'amour-propre.
Moi, je n'ai pas envie de voir mon nom associé à de telles
performances. Mais en y regardant bien, il y a une multitude
d'objectifs possibles, collectifs : par exemple, on n'a pas le droit de
laisser tomber un jeune comme Miralem Pjanic. Chacun doit fournir ses
efforts en pensant à son coéquipier. Et puis, il y a cette fameuse
Coupe de France... »
• Ne risque-t-elle pas d'accaparer tous les esprits ?
« Je vous retourne la question : n'avez-vous pas envie que Metz gagne
la Coupe de France ? Nous n'avons qu'une chance infime, mais jouons-la
à fond. Il faut tout miser là-dessus, histoire de prendre du plaisir
quelque part. »
• La situation du FC Metz compromet-elle votre avenir personnel en Ligue 1 ?
« Il y a d'abord un challenge intéressant : redonner un coup de fouet à
l'équipe et participer à une nouvelle dynamique, qui existe bel et bien
même si elle ne saute pas aux yeux. Ensuite, ma situation est claire :
il me restera un an de contrat. Bien sûr que, à trente-deux ans, la
Ligue 2 constituerait pour moi une régression. Je regarde vers le haut,
sinon je n'aurais pas quitté Troyes pour Metz. Il me faut déjà être bon
pour trouver quelque chose. Mais si le club s'oppose à mon départ, je
resterai sans état d'âme. »
• Vous n'avez que trois mois pour retrouver votre meilleur niveau. Est-ce assez ?
« J'ai dix ans de Ligue 1 derrière moi... Si je n'avais pas été blessé,
je pense même que j'aurais eu l'opportunité de partir cet hiver. A mon
âge, qui me fait passer pour un vieux en France, j'étudierai tout,
parce qu'il me faut penser à assurer mes arrières. »
• Qu'a changé l'arrivée d'Yvon Pouliquen et de Michel Ettorre ?
« Un discours, plus direct, les choses sont dites franchement. Et puis,
une hiérarchie dans le vestiaire où certaines valeurs sont mieux
respectées. Il y avait des choses bafouées par des joueurs de vingt,
vingt-cinq ans : il faut se dire les choses, mais il y a un moment pour
le faire et une manière de le faire, surtout lorsque l'on n'est pas
soi-même irréprochable. Enfin, je trouve que certains joueurs osent
beaucoup plus aujourd'hui : voir Wilmer Aguirre à ce niveau, ça fait
plaisir ; retrouver un Daniel Gygaw aussi impliqué, c'est aussi le
résultat du discours des entraîneurs. Touchés dans leur amour-propre,
les joueurs réagissent. Désormais, chacun a envie de faire l'effort
pour l'autre. »
Source : Le Républicain Lorrain
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