• Miralem Pjanic à Lyon, entouré de Jean-Michel Aulas et sous le feu des interviews... Cette journée a dû être palpitante ?
« Elle s'est révélée surtout harassante ! La visite médicale a duré longtemps, très longtemps. De 8h à 13h... »
• En signant votre premier contrat professionnel,vous déclariez : "Metz, c'était un rêve". Rejoindre l'OL, cela
représente quoi ?
« Un autre rêve. Lyon, c'est encore plus haut, le cran au-dessus. Ici,
je vais disputer la Ligue des Champions la saison prochaine, jouer le
titre. J'intègre le meilleur club français, je vais côtoyer des joueurs
immenses, comme Juninho. Bref, le challenge s'annonce passionnant. »
• Des formations plus huppées que le club rhodanien (Milan, Barcelone)
vous pistaient également. Pourquoi Lyon plus que les autres ?
« Pour toutes les raisons invoquées précédemment. Et aussi parce que je
souhaitais rester en France. L'étranger, c'est beaucoup trop tôt pour
moi. Avant d'y songer, encore faut-il que je prouve ma valeur dans un
grand club français. »
• Ce qui ne sera pas chose aisée au regard de la richesse de l'effectif lyonnais...
« C'est sûr que je ne revendique pas une place de titulaire.
D'ailleurs, je rappelle que je n'avais pas ce statut à mes débuts à
Metz. Mais je ne me fais pas de soucis. Ce n'est pas dans ma nature
d'éprouver des craintes. Je pense que j'aurais ma chance, que l'on me
donnera du temps de jeu. A moi d'en profiter. »
• L'incertitude qui plane sur l'identité de l'entraîneur vous inquiète-t-elle ?
« Absolument pas. Je m'en tiens aux discours de Bernard Lacombe et Rémi
Garde, deux personnages importants à Lyon qui me voulaient vraiment.
Quel que soit l'entraîneur, la formule pour gagner sa place reste
identique : réaliser de bons entraînements. »
• Outre la gestion de votre statut dans le
groupe, vous allez également devoir apprendre à gérer un salaire
important. Prêt à entrer dans le cercle des "nouveaux riches"?
« Vous savez, la question financière n'a pas été au centre de ma
réflexion. J'ai laissé cet aspect de la négociation à mon père et à mon
agent. Certes, j'ai été ravi de découvrir le montant de mon salaire,
mais l'argent n'est pas mon moteur. »
• Comment appréhendez-vous votre départ de Metz ?
« Disons que je ressens beaucoup de tristesse. Quitter Metz, c'est un
crève-cœur. Le choix n'a pas été évident, mais je ne me voyais pas
évoluer en Ligue 2. A l'inverse, si on avait obtenu le maintien, je
n'aurais même pas envisagé un départ... »
- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain