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Contrairement à son coéquipier Rodrigo qui déclarait que le match de Coupe de France du mois dernier était oublié, l'expérimenté Manuel Dos Santos est quant à lui revanchard. Ce dernier assure que le contexte du match de ce soir sera très différente, et que ce match reste un derby à remporter. Entretien.

• Un mois après, votre élimination de la Coupe de
France, par Metz, conserve-t-elle un impact psychologique au moment des
retrouvailles en championnat ?
« Il est clair que chacun de nous y pensera. Perdre 3-0, à domicile,
dans un derby, autant dire que ça ne passe pas inaperçu. Mais un match
ne ressemble jamais à un autre et le contexte n'est plus le même :
celui-là doit nous permettre de nous rapprocher du maintien. Et, en
tout cas pour moi, le souvenir de la Coupe de France constituera une
source de motivation supplémentaire. »
• Les Lorrains vous avaient-ils surpris, ce soir-là ?
« A la différence de nous en première mi-temps, ils ont su concrétiser
leur domination en deuxième période. Ils y ont mis plus d'engagement,
plus de volonté, ce qui n'était pas étonnant sachant que la Coupe de
France devenait leur objectif prioritaire. Mais je ne m'attends pas à
un relâchement de leur part à ce niveau-là : ce match reste un derby. »
• Réussissez-vous à deviner quel visage montrera Strasbourg, si imprévisible cette saison ?
« C'est difficile à dire, en effet... Il nous arrive de passer à
travers lorsqu'il faut gagner et, à l'inverse, de gagner quand personne
ne s'y attend plus. On ne peut pas vraiment s'avancer avec nous ! Il
nous reste trois mois pour améliorer ça et trouver une certaine
régularité. »
• A quoi attribuez-vous cette trajectoire absolument pas linéaire ?
« Je pense qu'après une ou deux victoires, un relâchement s'opère dans
les têtes, inconsciemment. La constance vient avec l'expérience, avec
plusieurs saisons de Ligue 1 au compteur. Or, notre équipe est jeune
et, pour l'essentiel, elle découvre ce niveau. »
• Vous comptez déjà trente-cinq points mais la lutte pour le maintien s'annonce serrée. Etes-vous confiant ?
« Ni spécialement confiant, ni vraiment inquiet. Il s'agit tout
simplement de se battre tant que le maintien n'est pas prononcé
mathématiquement. Que ce soit pour la trente-troisième journée ou pour
la trente-huitième, c'est notre unique objectif. »
• Strasbourg est votre sixième expérience au plus
haut niveau, après Monaco, Montpellier, Marseille, le Benfica Lisbonne
et de nouveau Monaco. Y trouvez-vous ce que vous étiez venu y chercher ?
« Je recherchait un maximum de temps de jeu pour prendre le plus de
plaisir possible. En plus, j'essaie d'apporter mon expérience au sein
d'un groupe assez jeune. Je suis comblé ! »
Source : Le Républicain Lorrain
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