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Pour ce chaud déplacement du côté de Strasbourg ce samedi soir (20h), le milieu de terrain messin Julien François revient sur la forme actuelle de son équipe, qui a enchainé deux victoires à domicile. Néanmoins, il assure que le match de ce soir sera plus compliqué que le dernier, puisque les Alsaciens voudront se venger de leur échec cuisant en Coupe de France. Entretien.

Photo : FCMetz.com
• Fait assez rare pour être souligné, Metz
retrouve un stade où il s'est imposé cette saison. Le souvenir de cette
victoire à la Meinau reste-t-elle dans un coin de votre tête ?
« Oui. C'est un match sur lequel on peut s'appuyer, que ce soit par
rapport à notre production ou par rapport à l'état d'esprit manifesté
ce soir-là. Il faut aussi espérer la même réussite : la première
mi-temps avait été indécise. »
• Êtes-vous plus optimiste qu'à l'accoutumée ?
« L'optimisme, nous n'avons jamais baigné dedans depuis le début de
saison. Alors non... Même si nous connaissons une meilleure passe en ce
moment. Et puis il ne faut pas oublier que si nous conservons le match
de Coupe de France en mémoire, ce doit être la même chose côté
strasbourgeois. Le contexte sera différent, il y aura probablement plus
de monde dans les tribunes et Strasbourg aura un double objectif : se
"venger" et prendre trois points importants dans l'optique du maintien.
»
• Votre perception des résultats positifs enregistrés au cours des dernières semaines ?
« Ils font du bien, c'est clair. Nous avons retrouvé de l'allant, nous
avons réussi à briser cette malédiction à domicile et puis, il y a
toujours la Coupe de France en vue. Aujourd'hui, on connaît enfin la
joie de la victoire, même s'il est difficile de savourer pleinement les
choses. C'est un peu paradoxal. Aller saluer nos supporters, par
exemple, on peut trouver ça déplacé... En fait, on ne sait jamais trop
comment communiquer. »
• Ces victoires à retardement, l'amélioration palpable dans le rendement collectif ne nourrissent-elles pas certains regrets ?
« Non. Et je dirais même que si c'était le cas à la fin de la saison,
ce serait extraordinaire. Lorsqu'on voit l'écart qu'il y a entre nous
et ceux qui nous devancent... Avoir des regrets, c'est tout le mal
qu'on peut se souhaiter. »
• L'idée de retrouver la Ligue 2 est-elle déjà
présente dans votre esprit, dans votre façon d'aborder vous derniers
rendez-vous avec l'élite ?
« En se fiant au classement qui a été le nôtre jusque-là, on peut dire
qu'elle est présente depuis le début de saison. Mais il sera toujours
temps d'y penser lorsque ce sera effectif. Aujourd'hui, le coach nous a
fixé des objectifs à court terme, c'est intéressant. Et puis lorsque
vous goûtez au plus niveau pour la première fois dans votre carrière,
il ne faut pas bouder son plaisir et prendre tout ce qu'il y a à
prendre. »
• Vous parlez de plaisir, la Coupe de France en fait toujours partie...
« Oui. On a conscience que c'est la seule compétition où l'on peut
encore faire parler de nous. Mais l'entraîneur l'évoque très peu et
c'est justifié : à Lorient, on ne disputera qu'un huitième de finale,
pas une demie... Le chantier reste énorme et l'on sait très bien que la
Coupe, ça reste la vérité d'un match. »
Source : Le Républicain Lorrain
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