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FC Metz : Chapuis : « Dans ma tête, je suis à Metz l'an prochain »

 

 Mis en ligne le 10 avril 2008 / Par Florian

Trois mois après son arrivée à Metz, Cyril Chapuis présente un bilan maigrelet. Demandeur de temps de jeu, l'ancien attaquant marseillais voit aussi à plus long terme : « Je prépare un peu la prochaine saison ».




• Vous êtes Messin depuis trois mois, et vous avez finalement assez peu joué. Beaucoup moins que vous l'imaginiez ?
« J'étais sans club depuis six mois et je voulais me refaire une santé : sur ce plan-là, c'est chose faite. En revanche, c'est vrai, j'ai le regret de n'avoir pas pu enchaîner les matches. Mais j'ai signé un contrat d'un an et demi, disons que je prépare un peu la saison prochaine. »


• Yvon Pouliquen reconnaît vous avoir sans doute lancé trop tôt. Partagez-vous ce sentiment ?
« Nous en avons effectivement parlé ensemble. Mais quand il m'a fait débuter contre Monaco, l'équipe restait sur de mauvais résultats à domicile et il a voulu essayer quelque chose. Je comprends mon remplacement à la mi-temps, je manquais encore de rythme. Il aurait peut-être mieux valu que je dispute des bouts de matches avant d'être titularisé. Les entraînements, ça ne suffit pas. »


• Qu'est-ce qui vous a été préjudiciable ? Les blessures, la concurrence ?
« Les blessures non. J'ai juste été victime d'une déchirure, mais c'est vrai qu'elle est tombée à un mauvais moment, à la veille de Metz-Caen, que je devais jouer ? J'aurais alors pu enfin enchaîner des matches, ce qui n'a finalement toujours pas été possible. Quant à la concurrence, je n'y pense pas vraiment. »


• Vous sentez-vous redevable à l'égard d'Yvon Pouliquen, qui s'est engagé personnellement pour votre venue ?
« Oui, c'est logique, mais un joueur cherche toujours à rendre la confiance qui lui est accordée. En plus, Metz s'était déjà montré intéressé par ma venue en début de saison, mais l'entraîneur de l'époque n'avait pas donné suite (plus précisément, Francis De Taddeo avait décidé d'accorder sa confiance aux attaquants de la remontée en Ligue 1). »


• Que pouvez-vous attendre des six semaines qui vous séparent de la fin de saison ?
« Jouer, enchaîner les matches, devenir titulaire. Et en jouant, je marquerai. La vérité, c'est le match qui la fournit. Il me manque cette vérité du match. »


• C'est essentiellement une question de rythme ?
« Oui. Cela fait quatre ans que je n'ai plus démarré une saison par une préparation physique normale. Je le ressens forcément. C'était déjà le cas la saison dernière mais, en Ligue 2 (à Grenoble), c'était plus facile à gérer, d'autant que je jouais beaucoup. »


• Samedi, vous retrouvez l'OM, où vous êtes resté un an et demi, de 2002 à 2003. Un bon souvenir ?
« Depuis que j'ai quitté Marseille, j'ai pris une sorte de mauvais chemin. J'aurais dû rester, le club le souhaitait et j'aurais disputé la Ligue des champions. J'étais jeune (vingt-quatre ans), et je rêvais de partir en Angleterre. J'ai signé à Leeds, où je jouais finalement peu. Après, je suis revenu en France, à Strasbourg, une expérience catastrophique, puis à Ajaccio, où je me suis blessé avant de passer un an sans jouer... Mais Marseille, oui, c'est un bon souvenir. »


• Vous avez l'image d'un joueur et d'un garçon, disons, nonchalant. Est-ce conforme à la réalité ?
« J'ai cette image de tout petit. C'est chiant, parce que c'est faux. Avant, ça me saoulait. Je m'y suis fait et je m'en accommode. »

• Serez-vous toujours à Metz la saison prochaine ?

« Oui. Dans ma tête, je suis à Metz, sauf si l'entraîneur venait à partir. Depuis trois ans, j'ai connu plus de bas que de hauts et j'ai envie de rebondir. J'ai eu des propositions farfelues, comme le Qatar ou les Etats-Unis, la nouvelle destination à la mode. Mais j'ai vingt-huit ans, c'est jeune pour envisager la pré-retraite. »

Yvon Pouliquen, son entraîneur la saison dernière à Grenoble : « Cyril est un joueur possédant le label Ligue 1, avec les qualités de vitesse et de technique requises. Ces dernières saisons, il a subi des retards dans sa progression, notamment à cause des blessures, comme à Ajaccio. Il traîne aussi une réputation qui ne correspond pas à la réalité : on croit qu'il ne met pas tout en œuvre pour réussir, mais ce n'est pas vrai. Le problème, c'est qu'il est trop introverti pour répondre. Le potentiel est là. Ici, je l'ai sans doute lancé trop vite. Mais il revient. On le verra avant la fin de la saison, tout dépend de lui. Mais la saison prochaine, avec une préparation, il aura toutes les cartes en mains pour réussir. »

Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain


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