FC Metz - Vivian ne s'inquiète pas.

 

 Mis en ligne le 10 novembre 2008 / Par Florian

Victime d'une entorse à la cheville, le 10 octobre dernier, sur la pelouse de Châteauroux, Matheus Vivian a retrouvé le cour de la défense messine à l'occasion du déplacement à Clermont-Ferrand. Le Brésilien ne s'inquiète pas quant à l'avenir, et pense que le déplacement à Lyon arrive au bon moment.


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Matheus,à froid, quel regard portez-vous sur la prestation de votre équipe, vendredi à Clermont ?
«Contrairement à ce que j'ai pu entendre ici-et-là, je ne crois pas que nous ayons été battus dans le combat physique. Je pense plutôt que pour la première fois de la saison, nous sommes tombés sur une équipe qui a rivalisé avec nous sur ce terrain de l'engagement. Et là où nous aurions pu faire la différence, je veux parler du jeu, nous n'avons pas été à la hauteur. Du coup, ça a été un vrai match de Ligue 2, un match qui s'est décidé dans la surface. A mes yeux, il ne faut pas aller plus loin que cela dans l'analyse.»

Reste que ce contretemps n'est pas le premier. Le contenu du jeu messin a montré des signes inquiétants ces dernières semaines. Comment l'expliquer ?
«A chaque fois que notre adversaire recule, nous avons du mal dans l'élaboration de notre jeu. C'est ce qui s'est passé à Clermont, en deuxième période notamment : ils se sont regroupés derrière et nous nous sommes retrouvés dans la même situation que lorsque nous jouons à domicile. Maintenant, pour expliquer que nous ne nous en sommes pas sortis. Est-ce qu'il manque un joueur capable d'éliminer dans les derniers mètres ? Un tueur des surfaces ? On en parle depuis le début de saison, c'est qu'il doit y avoir une part de vérité. Mais on ne peut pas se limiter à cela pour tout expliquer.»

L'inquiétude que l'on commence à deviner dans vos rangs ne risque-t-elle pas de se transformer rapidement en crispation ?
«Je ne sais pas. Personnellement, il y a une chose qui m'a inquiété vendredi : après l'occasion manquée par Laurent Agouazi, j'ai senti un vrai coup de moins bien dans l'équipe. Presque comme si nous avions encaissé un but. Peut-être qu'à force d'entendre parler de nos occasions manquées, nous focalisons trop sur ce point. Or ce n'est pas notre seul souci. Plus globalement, il faut rapidement que nous soyons à nouveau capables de faire des matches pleins, comme nous avions pu le faire à Lens ou Montpellier, d'être à 100 % dans tous les domaines, et de souffrir ensemble. Cela n'a pas été le cas à Clermont.»

Difficile de ne pas cogiter dans ce contexte.
«Forcément, mais je ne me fais pas trop de soucis quant au manque de créativité de notre jeu. C'est sûr, l'absence de Cédric Barbosa nous fait du mal, il fait partie des joueurs capables de donner de l'imprévu à notre jeu. Mais il y en a d'autres, et puis Pascal Johansen ou encore Cyril Chapuis reviennent. A nous de trouver la bonne formule. Sans paniquer : il n'y a pas le feu non plus.»

Cette défaite en championnat n'enlève-t-elle pas un peu de charme à votre rendez-vous lyonnais, mardi en coupe de la Ligue ?
«Pas du tout. Je suis content que ce match arrive. Après un échec, cela fait toujours du bien de jouer pour évacuer la frustration. Non, vraiment, ce match vient au bon moment. Il peut peut-être débloquer certaines choses.»

- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain.


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