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Deux fois vainqueur de la Coupe de France comme entraîneur avec
Strasbourg (en 2001) et Lorient (en 2002), Yvon Pouliquen semble avoir
un faible cette épreuve. Mardi à Lyon, en quart de finale, il se
verrait bien réussir un nouveau coup avec le FC Metz, officiellement
relégué en Ligue 2 depuis samedi.

Yvon Pouliquen, il paraît
qu'après la qualification à Lorient (1-0), vous auriez déclaré que
''Metz irait au Stade de France''... C'est faux. Je n'ai jamais
dit cela. J'aimerais que Metz y aille, oui. Mais je ne suis pas le
genre d'entraîneur à raconter ce genre de chose. Et je connais trop
bien les aléas de la Coupe de France pour affirmer cela.
Mais si vous y allez, vous serez un peu plus estampillé ''entraîneur de Coupe''... Cela
ne me dérange pas que l'on dise ça de moi. Au moins, cela signifie que
j'ai gagné quelque chose. Deux victoires consécutives avec Strasbourg
et 2001 et Lorient en 2002, plus une finale de Coupe de la Ligue
toujours en 2002 mais largement perdue contre Bordeaux avec un duo
Dugarry-Pauleta au sommet de sa forme, c'est vrai qu'il y a les
arguments pour me cataloguer spécialiste de la Coupe de France. Mais
dans les deux cas, Strasbourg et Lorient avaient été relégués en Ligue
2. Comme Metz, j'avais repris ces deux équipes en cours de saison, et
la situation était déjà difficile...
Justement, entre ces deux succès, y en a-t-il un plus savoureux que l'autre ? Ce
n'est pas facile de répondre à cette question, car gagner une Coupe de
France, c'est quelque chose de fantastique. Avec Strasbourg, nous
avions sorti Lyon et Nantes, le tenant. Mais j'avoue que celle
remportée avec Lorient en 2002 a un petit quelque chose en plus.
Certainement parce que je suis breton... Et aussi parce que l'ambiance
était extraordinaire, avec des mecs comme Darcheville, Kroupi,
Feindouno ou Keita, qui étaient de vrais animateurs de vestiaire.
Honnêtement, je ne sais pas si je revivrai de tels moments dans ma
carrière. Je me souviens de cette qualification en quart de finale,
face au grand Paris SG entre guillemets (1-0) au Parc des Princes.
D'ailleurs, nous n'avions disputé qu'un seul match à domicile, contre
Nîmes (1-0) en demi-finale...
Et avec Metz, vous jouerez mardi à Lyon votre quatrième match à l'extérieur dans cette compétition... En
effet, puisque nous nous sommes déplacés à Vesoul (6-1), où je n'étais
pas spécialement fier au coup d'envoi, Strasbourg (3-0) et à Lorient
(1-0), un match pas très spectaculaire mais que nous avions bien
maîtrisé. Mais ce n'est pas forcément un désavantage, car la pression
sera forcément sur les Lyonnais. Jean-Michel Aulas répète depuis des
années qu'il souhaite ramener ce trophée à Lyon. Alors que si nous
perdons, personne ne viendra s'étonner.
A Lyon en championnat
en malgré la défaite (0-2) fin février, votre équipe avait plutôt fait
bonne impression. A Gerland, allez-vous adopter la même stratégie
audacieuse? Bien sûr ! Bétonner, attendre derrière, on ne sait
pas faire. Si on doit se qualifier, cela passera par le jeu. L'équipe a
un potentiel intéressant, elle mérite mieux que son classement actuel,
j'en suis persuadé.
Puisque vous êtes catalogué
''entraîneur de Coupe'', distillez-vous un discours particulier ou
préparez-vous vos matches différemment qu'en championnat ? Absolument
pas. Les séances d'entraînement sont identiques, le discours reste le
même. Jamais dans ma carrière d'entraîneur je n'ai bâti une équipe pour
le championnat et une pour la Coupe. Ce sont toujours ceux qui sont les
plus performants en Championnat qui joueront en Coupe. C'est pour cela
qu'avoir affronté une équipe comme Marseille (1-2) en Ligue 1 trois
jours avant d'aller à Lyon, chez nous devant un public nombreux a été
la meilleure des préparations. La Coupe de France, c'est une belle vitrine offerte aux joueurs pour s'exposer...La
Coupe, mais aussi le championnat. S'ils veulent jouer en Ligue 1 la
saison prochaine, ils doivent se montrer. Cela peut paraître bizarre de
dire cela à ses joueurs, mais j'ai compris depuis longtemps qu'on ne
pouvait retenir personne contre son gré... L'équipe, que j'avais
récupérée en décembre très atteinte mentalement va un peu mieux. Cela
se voit en championnat comme en Coupe, mais on reste assez friables.
Et vous ? Votre avenir est messin ? Oui, à moins que les dirigeants ne le souhaitent pas... »
- Propos recueillis par l'Equipe.fr
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