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FC Metz : Pouliquen parle du déplacement à Lyon

 

 Mis en ligne le 14 avril 2008 / Par Florian

Deux fois vainqueur de la Coupe de France comme entraîneur avec Strasbourg (en 2001) et Lorient (en 2002), Yvon Pouliquen semble avoir un faible cette épreuve. Mardi à Lyon, en quart de finale, il se verrait bien réussir un nouveau coup avec le FC Metz, officiellement relégué en Ligue 2 depuis samedi.


Yvon Pouliquen, il paraît qu'après la qualification à Lorient (1-0), vous auriez déclaré que ''Metz irait au Stade de France''...
C'est faux. Je n'ai jamais dit cela. J'aimerais que Metz y aille, oui. Mais je ne suis pas le genre d'entraîneur à raconter ce genre de chose. Et je connais trop bien les aléas de la Coupe de France pour affirmer cela.


Mais si vous y allez, vous serez un peu plus estampillé ''entraîneur de Coupe''...
Cela ne me dérange pas que l'on dise ça de moi. Au moins, cela signifie que j'ai gagné quelque chose. Deux victoires consécutives avec Strasbourg et 2001 et Lorient en 2002, plus une finale de Coupe de la Ligue toujours en 2002 mais largement perdue contre Bordeaux avec un duo Dugarry-Pauleta au sommet de sa forme, c'est vrai qu'il y a les arguments pour me cataloguer spécialiste de la Coupe de France. Mais dans les deux cas, Strasbourg et Lorient avaient été relégués en Ligue 2. Comme Metz, j'avais repris ces deux équipes en cours de saison, et la situation était déjà difficile...


Justement, entre ces deux succès, y en a-t-il un plus savoureux que l'autre ?
Ce n'est pas facile de répondre à cette question, car gagner une Coupe de France, c'est quelque chose de fantastique. Avec Strasbourg, nous avions sorti Lyon et Nantes, le tenant. Mais j'avoue que celle remportée avec Lorient en 2002 a un petit quelque chose en plus. Certainement parce que je suis breton... Et aussi parce que l'ambiance était extraordinaire, avec des mecs comme Darcheville, Kroupi, Feindouno ou Keita, qui étaient de vrais animateurs de vestiaire. Honnêtement, je ne sais pas si je revivrai de tels moments dans ma carrière. Je me souviens de cette qualification en quart de finale, face au grand Paris SG entre guillemets (1-0) au Parc des Princes. D'ailleurs, nous n'avions disputé qu'un seul match à domicile, contre Nîmes (1-0) en demi-finale...

Et avec Metz, vous jouerez mardi à Lyon votre quatrième match à l'extérieur dans cette compétition...
En effet, puisque nous nous sommes déplacés à Vesoul (6-1), où je n'étais pas spécialement fier au coup d'envoi, Strasbourg (3-0) et à Lorient (1-0), un match pas très spectaculaire mais que nous avions bien maîtrisé. Mais ce n'est pas forcément un désavantage, car la pression sera forcément sur les Lyonnais. Jean-Michel Aulas répète depuis des années qu'il souhaite ramener ce trophée à Lyon. Alors que si nous perdons, personne ne viendra s'étonner.


A Lyon en championnat en malgré la défaite (0-2) fin février, votre équipe avait plutôt fait bonne impression. A Gerland, allez-vous adopter la même stratégie audacieuse?
Bien sûr ! Bétonner, attendre derrière, on ne sait pas faire. Si on doit se qualifier, cela passera par le jeu. L'équipe a un potentiel intéressant, elle mérite mieux que son classement actuel, j'en suis persuadé.


Puisque vous êtes catalogué ''entraîneur de Coupe'', distillez-vous un discours particulier ou préparez-vous vos matches différemment qu'en championnat ?
Absolument pas. Les séances d'entraînement sont identiques, le discours reste le même. Jamais dans ma carrière d'entraîneur je n'ai bâti une équipe pour le championnat et une pour la Coupe. Ce sont toujours ceux qui sont les plus performants en Championnat qui joueront en Coupe. C'est pour cela qu'avoir affronté une équipe comme Marseille (1-2) en Ligue 1 trois jours avant d'aller à Lyon, chez nous devant un public nombreux a été la meilleure des préparations. La Coupe de France, c'est une belle vitrine offerte aux joueurs pour s'exposer...La Coupe, mais aussi le championnat. S'ils veulent jouer en Ligue 1 la saison prochaine, ils doivent se montrer. Cela peut paraître bizarre de dire cela à ses joueurs, mais j'ai compris depuis longtemps qu'on ne pouvait retenir personne contre son gré... L'équipe, que j'avais récupérée en décembre très atteinte mentalement va un peu mieux. Cela se voit en championnat comme en Coupe, mais on reste assez friables.

Et vous ? Votre avenir est messin ?
Oui, à moins que les dirigeants ne le souhaitent pas... »

- Propos recueillis par l'Equipe.fr


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