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Dissolution de la "Faction Metz"

 

 Mis en ligne le 18 avril 2008 / Par Florian

Suite aux incidents à caractère raciste au cours de la rencontre Lyon-Metz le 23 février dernier, Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi au cours d'une conférence de presse la dissolution du groupe de supporters  messins, la Faction.


La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi la dissolution du club de supporters du Paris Saint-Germain "Boulogne Boys" et celle du groupement "Faction Metz", en raison de "très nombreux incidents" survenus en marge des matches de ces deux clubs du champlionnat de football de Ligue 1.

Cette décision intervient après les avis favorables à ces dissolutions rendus mercredi par la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives.

"J'ai donc décidé de prononcer la dissolution de l'association nouvelle des Boulogne Boys", ainsi que celle "du groupement 'Faction Metz'", a indiqué Mme Alliot-Marie lors d'un point presse au ministère de l'Intérieur. Les décrets de dissolution administrative ont été signés et transmis au Premier ministre François Fillon, a-t-elle précisé.

Mme Alliot-Marie a par ailleurs justifié la dissolution de "Faction Metz" par les "incidents graves et répétés" impliquant ce groupement de supporters qui ont émaillé les rencontres du FC Metz, notamment les insultes racistes à l'encontre du joueur marocain de Valenciennes Abdeslam Ouaddou lors du match Metz-Valenciennes le 16 février.

Le 6 octobre dernier, plusieurs dizaines de supporters messins avaient également quitté leur tribune pour en découdre avec les fans alsaciens lors de la rencontre Metz-Strasbourg. Mardi, la préfecture de la Moselle a par ailleurs infligé trois mois d'interdiction de stade à un supporteur messin coupable d'insultes racistes pendant le match Metz-Marseille du 12 avril dernier.

Dans l'affaire Ouaddou, le tribunal correctionnel de Metz a reporté au 13 mai son jugement dans le procès du supporteur du FC Metz accusé d'avoir lancé ces insultes racistes. Le procureur a requis trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, ainsi que trois ans d'interdiction de stade, à l'encontre du prévenu, un agent de sécurité âgé de 38 ans, jugé pour "injures publiques envers un particulier en raison de sa race". Il encourt jusqu'à six mois de prison, 22.500 euros d'amende et cinq ans d'interdiction de stade.

- Article paru sur le site La Tribune


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