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Suite aux incidents à caractère raciste au cours de la rencontre
Lyon-Metz le 23 février dernier, Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi
au cours d'une conférence de presse la dissolution du groupe de
supporters messins, la Faction.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi la
dissolution du club de supporters du Paris Saint-Germain "Boulogne
Boys" et celle du groupement "Faction Metz", en raison de "très
nombreux incidents" survenus en marge des matches de ces deux clubs du
champlionnat de football de Ligue 1.
Cette décision intervient
après les avis favorables à ces dissolutions rendus mercredi par la
Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans
les enceintes sportives.
"J'ai donc décidé de prononcer la
dissolution de l'association nouvelle des Boulogne Boys", ainsi que
celle "du groupement 'Faction Metz'", a indiqué Mme Alliot-Marie lors
d'un point presse au ministère de l'Intérieur. Les décrets de
dissolution administrative ont été signés et transmis au Premier
ministre François Fillon, a-t-elle précisé.
Mme
Alliot-Marie a par ailleurs justifié la dissolution de "Faction Metz"
par les "incidents graves et répétés" impliquant ce groupement de
supporters qui ont émaillé les rencontres du FC Metz, notamment les
insultes racistes à l'encontre du joueur marocain de Valenciennes
Abdeslam Ouaddou lors du match Metz-Valenciennes le 16 février.
Le
6 octobre dernier, plusieurs dizaines de supporters messins avaient
également quitté leur tribune pour en découdre avec les fans alsaciens
lors de la rencontre Metz-Strasbourg. Mardi, la préfecture de la
Moselle a par ailleurs infligé trois mois d'interdiction de stade à un
supporteur messin coupable d'insultes racistes pendant le match
Metz-Marseille du 12 avril dernier.
Dans l'affaire Ouaddou, le
tribunal correctionnel de Metz a reporté au 13 mai son jugement dans le
procès du supporteur du FC Metz accusé d'avoir lancé ces insultes
racistes. Le procureur a requis trois mois de prison avec sursis et
mise à l'épreuve, ainsi que trois ans d'interdiction de stade, à
l'encontre du prévenu, un agent de sécurité âgé de 38 ans, jugé pour
"injures publiques envers un particulier en raison de sa race". Il
encourt jusqu'à six mois de prison, 22.500 euros d'amende et cinq ans
d'interdiction de stade.
- Article paru sur le site La Tribune
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