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Spectateur de Lyon - Metz, Jean Fernandez s'est
dit « impressionné ». Mais l'AJ Auxerre de l'ancien entraîneur messin
doit renouer avec la victoire à domicile, demain, pour se rapprocher du
maintien. Entretien.

• Jean Fernandez, avez-vous établi une estimation de vos chances de maintien ?
« Une estimation, non, mais il est permis d'imaginer qu'il nous manque
trois ou quatre points. J'ai l'impression que Strasbourg va descendre.
Après, on a coutume de dire que Monaco, Lens, Toulouse, Paris ne
descendront pas. Mais il faudra bien un troisième relégué. »
• Pour quelles raisons Auxerre ne serait pas celui-là ?
« Nous avons un atout important : nos cinq points d'avance sur le
dix-septième. Cela donne un droit à l'erreur. Le week-end dernier, nous
avons perdu au Mans (3-0) mais, dans le même temps, Paris, Lens,
Strasbourg, Monaco se sont tous inclinés. Nous subissons donc moins de
pression, même s'il faut rester très vigilant. »
• D'où proviendraient vos craintes éventuelles ?
« Ce qui m'embête le plus, actuellement, c'est que nous ne sommes pas
dans une bonne dynamique. Dans le jeu, nous manquons d'efficacité
défensive et, surtout, de réalisme offensif. Les absences de Kallenberg
et Jellen, blessés depuis janvier, nous sont très préjudiciables. Ils
nous faisaient jouer dans le bon tempo et se trouvaient souvent à la
finition. »
• C'est ce qui explique vos déboires à domicile, où vous n'avez plus gagné depuis le 16 février ?
« Oui. Au cours des six derniers matches à l'Abbé-Deschamps, nous
n'avons gagné qu'une fois, contre Toulouse, pour trois nuls et deux
défaites. C'est l'inverse des matches aller. »
• Que s'est-il passé après votre mois de février parfait, au cours duquel vous aviez gagné trois fois de suite ?
« En février, nous étions bien physiquement, et nos trois victoires
nous ont donné de l'oxygène. En ce moment, c'est moyen, il y a un petit
coup de mou. J'espère et je pense que nous allons reprendre le dessus.
Après, nos qualités techniques et tactiques me font dire que nous
aurons les moyens d'aller chercher le maintien. »
• Est-une chance de recevoir Metz dans la foulée
de son élimination en Coupe de France et alors que la descente est
maintenant mathématiquement acquise ?
« On peut le penser, un contre-coup est possible après deux gros
matches, Marseille et Lyon, avec de grosses ambiances. Mais si Metz
évolue au même niveau, ce sera très, très compliqué. J'étais à Gerland
mardi. Les Messins m'ont fait forte impression. Nous, actuellement,
nous ne sommes pas à ce niveau-là. Avec un peu plus d'adresse, Babs
(Babacar Gueye) pouvait faire basculer le match. Et le petit (Miralem
Pjanic) ! Lui, personne ne l'arrête, et il est très intelligent, il
fait les bons choix. Je le savais fort, mais là ! J'ai dit à David
(Carré, son adjoint) : si Metz joue comme ça, on est mal ! »
• D'autant que vous avez besoin des trois points en jeu ?
« C'est une obligation. En principe, contre Metz, nous devons gagner.
Plus vite nous prendrons les points, mieux ce sera. A l'avant-dernière
journée, nous allons à Monaco. A la dernière, nous recevons Lyon. Mais
attention ! »
• Connaissez-vous Yvon Pouliquen ? Le président Molinari vous trouve des similitudes...
« Il est le mieux placé pour le dire. Mais à chaque fois que j'ai
rencontré Yvon, le courant est bien passé, assez pour que je m'autorise
à lui envoyer mes vœux de réussite quand il a signé à Metz. Il a un
vécu, ne se la joue pas : c'est un entraîneur qui convient bien au FC
Metz. »
- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain
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