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AJ Auxerre : Fernandez : « Les Messins m'ont fait forte impression »

 

 Mis en ligne le 18 avril 2008 / Par Florian

Spectateur de Lyon - Metz, Jean Fernandez s'est dit « impressionné ». Mais l'AJ Auxerre de l'ancien entraîneur messin doit renouer avec la victoire à domicile, demain, pour se rapprocher du maintien. Entretien.




• Jean Fernandez, avez-vous établi une estimation de vos chances de maintien ?
« Une estimation, non, mais il est permis d'imaginer qu'il nous manque trois ou quatre points. J'ai l'impression que Strasbourg va descendre. Après, on a coutume de dire que Monaco, Lens, Toulouse, Paris ne descendront pas. Mais il faudra bien un troisième relégué. »


• Pour quelles raisons Auxerre ne serait pas celui-là ?
« Nous avons un atout important : nos cinq points d'avance sur le dix-septième. Cela donne un droit à l'erreur. Le week-end dernier, nous avons perdu au Mans (3-0) mais, dans le même temps, Paris, Lens, Strasbourg, Monaco se sont tous inclinés. Nous subissons donc moins de pression, même s'il faut rester très vigilant. »


• D'où proviendraient vos craintes éventuelles ?
« Ce qui m'embête le plus, actuellement, c'est que nous ne sommes pas dans une bonne dynamique. Dans le jeu, nous manquons d'efficacité défensive et, surtout, de réalisme offensif. Les absences de Kallenberg et Jellen, blessés depuis janvier, nous sont très préjudiciables. Ils nous faisaient jouer dans le bon tempo et se trouvaient souvent à la finition. »


• C'est ce qui explique vos déboires à domicile, où vous n'avez plus gagné depuis le 16 février ?
« Oui. Au cours des six derniers matches à l'Abbé-Deschamps, nous n'avons gagné qu'une fois, contre Toulouse, pour trois nuls et deux défaites. C'est l'inverse des matches aller. »


• Que s'est-il passé après votre mois de février parfait, au cours duquel vous aviez gagné trois fois de suite ?
« En février, nous étions bien physiquement, et nos trois victoires nous ont donné de l'oxygène. En ce moment, c'est moyen, il y a un petit coup de mou. J'espère et je pense que nous allons reprendre le dessus. Après, nos qualités techniques et tactiques me font dire que nous aurons les moyens d'aller chercher le maintien. »


• Est-une chance de recevoir Metz dans la foulée de son élimination en Coupe de France et alors que la descente est maintenant mathématiquement acquise ?
« On peut le penser, un contre-coup est possible après deux gros matches, Marseille et Lyon, avec de grosses ambiances. Mais si Metz évolue au même niveau, ce sera très, très compliqué. J'étais à Gerland mardi. Les Messins m'ont fait forte impression. Nous, actuellement, nous ne sommes pas à ce niveau-là. Avec un peu plus d'adresse, Babs (Babacar Gueye) pouvait faire basculer le match. Et le petit (Miralem Pjanic) ! Lui, personne ne l'arrête, et il est très intelligent, il fait les bons choix. Je le savais fort, mais là ! J'ai dit à David (Carré, son adjoint) : si Metz joue comme ça, on est mal ! »


• D'autant que vous avez besoin des trois points en jeu ?
« C'est une obligation. En principe, contre Metz, nous devons gagner. Plus vite nous prendrons les points, mieux ce sera. A l'avant-dernière journée, nous allons à Monaco. A la dernière, nous recevons Lyon. Mais attention ! »

• Connaissez-vous Yvon Pouliquen ? Le président Molinari vous trouve des similitudes...
« Il est le mieux placé pour le dire. Mais à chaque fois que j'ai rencontré Yvon, le courant est bien passé, assez pour que je m'autorise à lui envoyer mes vœux de réussite quand il a signé à Metz. Il a un vécu, ne se la joue pas : c'est un entraîneur qui convient bien au FC Metz. »

- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain


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