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Christophe Marichez, le capitaine du FC Metz est revenu sur la première victoire des siens à domicile samedi dernier face à Valenciennes (2-1). C'est un grand soulagement, mais le gardien de but est également revenu sur l'incident entre une personne du public messin et Abdeslam Ouaddou. Entretien.

En battant Valenciennes, vous avez remporté votre première victoire à domicile depuis le 27 avril 2007. Est-ce un soulagement ? Oui
complètement, on l'attendait depuis tellement longtemps. Le fait d'être
parvenu à s'imposer alors que l'ont était mené, c'est une double
satisfaction pour l'équipe. Il y a eu deux mi-temps bien distinctes.
Pendant les 45 premières minutes, notre bloc était coupé en deux, nous
n'étions pas assez compacts. Le coach
a bien recadré les choses pendant la pause, nous nous sommes bien
repris et avons eu la chance d'égaliser assez rapidement pour inverser
la tendance. Après une première mi-temps très mauvaise,
selon les propres termes de votre coach Yvon Pouliquen, quels ont été
ses mots et les vôtres en tant que capitaine pour remobiliser les
troupes ? Le coach était très fâché par rapport à notre
prestation car nous n'avions par répondu à ce qu'il nous avait demandé
lors de la causerie, à savoir être très compact et bien défendre tous
ensemble avec un bloc solide. Malheureusement, nous n'avons pas bien
appliqué ses plans et il nous a un peu délaissés à la mi-temps pour
qu'on se ressaisisse. On a dû prendre nos responsabilités et faire tout
pour repartir avec de bonnes intentions en deuxième mi-temps, en nous
disant que la situation ne pouvait pas être pire. Il n'y avait aucune
raison de se mettre la pression, nous devions nous lâcher et on savait
qu'en cas d'égalisation, les supporters nous soutiendraient. De plus,
nous avions largement la place pour nous imposer. Même si on respectait
beaucoup cette équipe de Valenciennes, je pense que, sur ce match là,
cette équipe était largement à notre portée. Avec Gygax, Barbosa, Pjanic, Aguirre et Gueye titulaires, Yvan Pouliquen a joué très offensif… Oui,
le coach a insisté sur le fait de ne pas jouer à dix derrière même si
cela n’empêche pas les attaquants de revenir défendre. On attaque tous
ensemble, on défend tous ensemble. A partir du moment où les principes
n'ont pas été respectés, on a sombré en première mi-temps. La pause a
été salvatrice, la prise de responsabilité a permis de ressouder la
cohésion du groupe et de rejouer en bloc. Ce match,
vous ne l'auriez pas gagné il y a quelques semaines. Vous étiez mal
embarqués et vous êtes parvenus à vous imposer. Cette victoire est-elle
due à un sursaut d'orgueil de la part de l'équipe ? On a
eu le sentiment qu'on pouvait s'imposer face à Valenciennes, qu'on
était capable de faire un bon résultat. Revenir au score et s'imposer
est une véritable satisfaction pour nous. Cela nous était déjà arrivé à
Caen, mais jamais à domicile. Cette première nous fait du bien. Pensiez-vous vivre une saison aussi compliquée alors que vous aviez survolé la Ligue 2 l'an dernier ? On
a nous-mêmes du mal à l'expliquer. On peut mettre cela sur le compte
des blessés et aussi de la malchance. De plus, on ne s'attendait pas à
ce que le Championnat soit aussi serré que cela. Après, si nous sommes
derniers, c'est qu'on le mérite. Avons-nous surestimé notre équipe ?
Nous ne le savons pas. Il nous a sûrement manqué de la maturité sur
certains matchs. Notre groupe est assez jeune et même si certains
joueurs connaissaient déjà la Ligue 1, ce n'était pas suffisant. Nous
allons essayer de mieux terminer et cette victoire nous a redonné de la
confiance pour le reste du Championnat. Dans vos têtes, vous préparez-vous déjà à la Ligue 2 ? Même
si le maintien est très compromis, nous y croyons toujours. On s'est
fixé d'autres objectifs, à savoir battre les mauvais records qu'on veut
bien nous attribuer. Nous avons un peu de fierté, on veut montrer qu'on
vaut mieux que notre nombre de points actuel. On a surtout dans un
petit coin de la tête la Coupe de France face à Lorient, pour effacer
notre Championnat La Coupe de France reste donc l'unique objectif de la saison pour le FC Metz ? On
a eu la chance de réaliser une bonne prestation lors du derby à
Strasbourg (3-0) alors qu'on jouait avec l'équipe réserve. Cela va
permettre de sauver le bilan de notre saison qui reste catastrophique
en Championnat.
« Nous ne cautionnons pas ce genre d'agissements »
Malheureusement,cette victoire face à VA a été éclipsée par les événements impliquant
Ouaddou et un « supporter » du FC Metz. Avez-vous quelque chose à dire
sur la question ? Il est vrai que cet événement a pris
plus d'importance que notre première victoire sur nos terres. Malgré
cela, toute l'équipe du FC Metz reste solidaire par rapport à Ouaddou.
Malheureusement les agissements d'une personne viennent ternir
l'ambiance générale qui est bonne au stade, même s'il y a eu des
échauffourées contre Strasbourg lors du derby. Ce sont des
épiphénomènes. Nous ne cautionnons pas du tout ce genre de choses et,
en ce sens, nous allons faire un courrier à Ouaddou pour lui donner
tout notre soutien. On est très attristé de cette situation. Et il est
certain que notre équipe va en subir les conséquences. Règne-t-il un mauvais climat autour du FC Metz cette saison ? On
ne peut le nier. Mais il ne faut pas faire d'amalgames. C'est le
résultat de quelques pseudos supporters. En ce qui concerne le bus de
Valenciennes, je ne suis pas trop au courant de ce qu'il s'est passé
(Ndlr : des Messins ont « caillassé » un bus de supporters
valenciennois ; un enfant a été blessé à la tête). Tout ce que je peux
dire, c'est que je ne cautionne pas du tout ce genre d'agissements. Il
ne faut juste pas faire d'amalgames car tous nos supporters ne sont
comme cela, bien au contraire. Justement, malgré les mauvais résultats, ressentez-vous toujours le soutien de la part de vos supporters ? Il
n'y a jamais eu de souci. Même s'il y a eu des moments difficiles, les
supporters sont toujours restés derrière nous. Ils souffrent autant que
nous de la situation actuelle. Les agissements d’un ou deux soi-disant
supporters nous attristent beaucoup. On ne peut pas accepter qu'il y
ait du racisme et de la violence dans les stades. Nous ne resterons pas
les bras croisés face à ce genre de situation. Comprenez-vous
la réaction de M. Ledentu, l’arbitre de Metz-VA ? N'aurait-il pas dû
arrêter le match et, surtout, devait-il mettre un carton jaune à
Ouaddou ? Je ne l'ai su qu'à la fin du match. J'étais
concentré et je n'ai pas vu sur le moment ce qu'il se passait.
Peut-être que la bonne attitude aurait été d'arrêter le match
temporairement afin d'évacuer l'individu. C'est ce qui est à préconiser
dans ce genre de situation, d'autant plus qu'il semblait être identifié
par la sécurité. Nous avons juste vu Abdeslam parler avec Monsieur
Ledentu à plusieurs reprises, mais nous n'étions au courant de rien.
Cet accident aurait eu moins d'ampleur si on avait évacué le supporter
rapidement. Surtout que le supporter se serait aussi adressé à l’un de vos joueurs, en l'occurrence Babacar Gueye. Vous
en savez plus que moi, je l'ai appris par la presse. Apparemment, les
supporters l'ont dénoncé et c'est très bien. Cela prouve qu'ils ne
cautionnent pas le racisme dans les stades.
Source : Football365.fr
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