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Quatre jours après un match étincelant à
Gerland, au cours duquel le FC Metz a prouvé à la France du football
que sa dernière place au classement n'était peut-être pas aussi méritée
qu'il n'y paraît, les Lorrains se déplacaient en terres bourguignonnes
et rendaient visite à leur ancien entraineur, Jean Fernandez qui avait, tout au long de
la semaine, appelé à la mobilisation générale pour prendre les trois
points. C'était sans compter sur la qualité de jeu des Messins qui furent une nouvelle fois très bons, et peuvent nourrir des regrets après une nette domination en seconde période.

Un match sans but encaissé! Cela
faisait assez longtemps que cela n'était plus arrivé. Malgré les
défections d'avant match (résiliation de contrat de Diop, forfait de
Cheikh Gueye) et les avatars à déplorer en cours de partie(sortie de
Bassong juste après le premier quart d'heure de jeu), les quatre hommes
de la défense s'en sont plutôt bien sortis. Christophe Marichez,
dans la lancée de ses belles prestations contre Marseille et Lyon, a
réédité ses prouesses à l'Abbée-Deschamps: une première intervention
sur un tir de Kahlenberg (14ème) a rassuré ses partenaires. Il s'est
ensuite illustré à la 27ème en réalisant une bonne sortie devant
Niculae puis deux minutes plus tard en anticipant sur un centre de
Chafni. Enfin, dans les arrêts de jeu, il préserva son but inviolé en
claquant tout d'abord une tête à bout portant de Niculae puis en
intervenant au nez et à la barbe d'Oliech (90+2). Eric Cubilier a
livré un match sérieux et ce, même si, pris de vitesse à la 27ème, il
ne put empêcher Niculae de tirer au but. Sa contribution offensive
n'est pas à négliger: si son centre à la 11ème, atterrit directement
dans les gants de Riou, son appel, à la 79ème, a dérouté la défense
auxerroise et à permis à Gygax d'offrir une balle de but à Gestede. Matheus Vivian a
paru un peu émoussé par rapport à ses dernières sorties, la faute
peut-être à la répétition des matchs pour un joueur qui, il n'y a pas
si longtemps encore, revenait d'une longue blessure. Son engagement et
sa volonté lui permirent cependant de tirer son épingle du jeu sans
trop de dégâts. Jeff Strasser a lui aussi livré une
partie sérieuse et pleine d'abnégation. Son bon placement a sécurisé
ses partenaires. Néanmoins, pris de vitesse par Lejeune à la 18ème, il
n'eut d'autre recours que de stopper irrégulièrement l'attaquant
bourguignon, ce qui lui valut d'ailleurs le carton jaune. Préféré à Bong, Sébastien Bassong ne
fit pas de vieux os sur la pelouse des joueurs de l'Yonne: un choc,
tête contre tête, avec Niculae à la 17ème, a contraint le défenseur
messin à quitter les siens et à se faire poser cinq points de suture à
l'arcade sourcilière et à la pommette. Il fut remplacé par Bong qui pour sa première apparition sous l'ère Pouliquen, s'est acquitté de sa tâche avec soin.
Privé de Pjanic, légèrement blessé, le milieu de terrain messin a tenu la dragée haute à Pedretti, Kahlenberg et consort. Julien François,
à l'instar de Vivian, parut lui aussi moins fringant que lors de ses
sorties précédentes; son influence sur le jeu s'en est ressentie (il
n'a joué que 30 ballons). Son mauvais contrôle, à la 40ème, aurait pu
coûter cher, mais heureusement, Lejeune enleva trop son tir. On peut
toutefois mettre à son actif une tentative qui passa au-dessus des buts
de Riou, à la 36ème. Laurent Agouazi fut la
véritable plaque tournante de l'équipe durant cette rencontre avec 64
ballons joués. Au four et au moulin, ne rechignant jamais à la tâche,
il livra une partie pleine de générosité. Sa reprise de volée,
consécutive à un centre de Bessat, fut captée, non sans mal, par Riou
(38ème). De même, le gardien auxerrois, recueillit plus facilement
cette fois, un coup-franc du numéro dix messin, à la 73ème. Cédric Barbosa s'illustra,
tant défensivement (bon retour dans les pieds de Jelen à la 7ème)
qu'offensivement (magnifique transversale pour Bessat, à la 38ème, qui
amena la reprise de volée d'Agouazi). Il fut replacé à la 69ème par Pjanic,
tout auréolé d'une prestation grandiose à Gerland. L'influence du
"petit génie" lorrain resta néanmoins limitée durant les vingt minutes
qu'il passa sur le terrain. Tout juste réussit-il à récolter un carton
jaune suite à une altercation avec Chafni, à la 77ème. Vincent Bessat s'est
multiplié aux quatre coins de la pelouse, son activité inlassable a
laissé plâner un danger permanent sur la défense bourguignonne: un
premier centre renvoyé par Traoré, dès la 4ème minute donna le ton de
la soirée. Son tir, à la 24ème, après avoir éliminé deux défenseurs,
fut détourné en corner. Il enchaîna à la 78ème avec une frappe pleine
de culot qui passa de peu au-dessus des buts de Riou. Enfin, son centre
millimétré pour Gestede, à trois minutes du terme, fit passer un long
frisson dans les travées de l'Abbée-Deschamps. Daniel Gygax,
profitant de la blessure de Pjanic, était de retour dans le onze
messin. Après une première période sans grande conviction, il se montra
plus à son avantage après le repos en s'illustrant notamment sur un
superbe centre à destination de Gestede, à la 79ème. Trop peu,
néanmoins pour un joueur de sa trempe... Il fut remplacé par Babacar Gueye, à la 85ème, qui n'eut pas l'occasion de briller.
Privilégiant
une fois encore une attaque à une seule pointe, Yvon Pouliquen avait
cette fois choisi de titulariser Gestede sur le front de l'attaque
messine, laissant souffler Babacar Gueye, très maladroit à Gerland,
quatre jours auparavant. Rudy Gestede, malgré une
activité certaine, eut bien du mal à se dépêtrer du marquage des hommes
de Fernandez, notamment en première mi-temps. Ayant plus d'espaces (ou
se créant plus d'espaces) après le repos, il s'illustra, à la 55ème,
sur une première frappe, malgré la présence de trois défenseurs. Cinq
minutes plus tard, il fallut un grand Riou pour détourner, au ras du
poteau, le tir du jeune mosellan. Enfin, ses deux têtes non cadrées,
aux 79ème et 87ème, consécutives à des services de Gygax et Bessat,
laissent aujourd'hui, bien des regrets dans les coeurs messins...
Avant
de recevoir Saint Etienne la semaine prochaine (à huis clos?), puis
de s'envoler pour Bonal, pour le dernier déplacement de l'année, et de
recevoir à deux reprises (Lorient et Le Mans) pour clore cette bien
triste saison, les Messins auront le souci de continuer sur leur
dynamique en produisant du jeu et en se créant des occasions (qu'il
serait opportun, parfois, de convertir en buts). Peu importe, pour
l'instant ceux qui seront encore là la saison prochaine et ceux qui
auront quitté le navire, l'essentiel est de finir au mieux ce qui a été
gâché pendant la première partie du championnat. Les supporters auront
alors deux mois et demi pour se nourrir de regrets avant de lancer le
sprint d'une troisième saison de Ligue 2 et de nourrir, à nouveau,
quelques espoirs.
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