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Bloqué à Ajaccio (L2) depuis deux saisons par ses
dirigeants, Romain Rocchi attendait avec impatience la fin de son
contrat pour rebondir. C'est chose faite puisque l'ancien Parisien
vient de s'engager pour trois ans avec le FC Metz. Et retrouve enfin le
sourire...

Romain, pourquoi avoir choisi le FC Metz ? Le
club me suivait concrètement depuis début mai. Par correction, j'avais
prévenu les dirigeants que j'attendais d'éventuelles propositions de
L1... qui ne sont pas venues. D'autres clubs de L2 (Strasbourg, Lens,
Dijon, Reims, Montpellier) se sont positionnés mais j'ai dit oui à Metz
car ils se sont montrés patients et dès le début, j'ai trouvé le
discours de Joël Muller (directeur sportif) et d'Yvon Pouliquen
(entraîneur) très clair. J'ai 26 ans et je veux tourner une page sur le
passé. C'est une deuxième partie de ma carrière qui s'ouvre. Je ne veux
pas me rater.
Quel discours vous a-t-on tenu ? Exactement
celui que je voulais entendre ! Metz possède de bonnes infrastructures,
ce qui n'était pas le cas en Corse. C'est un bon club professionnel,
sain et ambitieux qui projette d'agrandir son stade, de remonter pour
s'installer durablement en milieu de tableau de L1. Cette perspective
me plaît. J'espère jouer et m'épanouir. Avec l'ACA, j'étais souvent
frustré car notre équipe défendait très bien mais elle ne jouait pas
trop au ballon. Moi, j'aime défendre mais je suis un milieu polyvalent,
j'aime me projeter vers l'avant. Je reprends l'entraînement lundi
prochain. J'ai hâte de découvrir un nouveau club, de nouvelles
personnes...
On vous sent enthousiaste et libéré... Oui
! Car vous savez, je quitte un club qui n'a pas été correct avec moi...
En 2005, quand j'ai signé trois ans à Ajaccio (alors en L1, ndlr),
je m'étais mis d'accord avec le président et le manager : ils devaient
me revendre au bout d'un an, c'était bien défini à la base. Ce n'était
pas écrit noir sur blanc mais c'était un accord moral. Une grosse
erreur de ma part. J'ai été trahi puisqu'en 2006, j'ai reçu des
propositions de Lorient, Sochaux, Le Mans... Au lieu de ça, le club m'a
contraint de rester en L2 avec la réduction de salaire qui va avec.
Comme j'ai tendance à tout garder, j'avais de la haine en moi, ce
n'était pas bon. J'étais souvent blessé car je n'étais pas bien dans ma
tête. J'ai dû me faire violence pour rebondir. Là, je sors d'une saison
où j'ai travaillé comme un fou pour revenir physiquement, j'allais
courir en dehors des entraînements. Gernot Rohr m'a fait confiance (31
matches, 3 buts) du début jusqu'à la fin. Aujourd'hui, je veux prendre
un nouveau départ.
- Source : France Football
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