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Son retrait sera progressif et ne concernera
que l'aspect financier : hier, Carlo Molinari a fait savoir qu'il
n'avait pas l'intention de lâcher les rênes du FC Metz. Retour sur ce qu'il s'est passé hier avec un entretien du président Lorrain.

• Président, l'annonce de votre désengagement
progressif au niveau financier fait écho à l'augmentation de la
participation de Bernard Serin. Pourquoi aujourd'hui ?
« Jusqu'ici, les choses ne reposaient que sur moi. Or, j'ai un
patrimoine, des enfants, je n'ai pas le droit de compromettre tout ça.
Je laisse la place à des jeunes loups ! Et puis, c'est surtout la
confirmation d'une longue réflexion, l'aboutissement d'un parcours de
vingt-trois ans avec Bernard Serin, qui fait que nous nous connaissons
parfaitement. »
• Rien à voir, donc, avec les résultats sportifs et la relégation en Ligue 2 ?
« Non, rien à voir. »
• Ni avec la décision de Jean-Louis Petruzzi de quitter le conseil d'administration ?
« Non, Jean-Louis Petruzzi, croyant agir dans l'intérêt du club, s'est
exprimé ouvertement. Il vient d'ailleurs de nous confirmer sa position
ce matin (hier), au cours de la réunion des actionnaires. Il a décidé
de donner sa démission en tant qu'administrateur de la SASP, mais il
restera actionnaire. Il a d'une part la passion de notre club et
d'autre part la volonté de ne pas donner le sentiment de quitter le
navire. »
• A quelle hauteur se chiffrera l'investissement de Bernard Serin ?
« A la hauteur de ce que nous déciderons prochainement. Pour l'instant,
rien n'est fixé. Il y a la question de l'argent, mais il y a aussi
l'esprit : nous allons inverser la tendance, il était important pour
moi que Bernard devienne actionnaire majoritaire. C'est un moyen
d'assurer la visibilité future du FC Metz. »
• Cette évolution ne doit-elle pas être perçue comme un premier pas vers l'accession de Bernard Serin à la présidence ?
« Non, je ne pars pas et je reste président. Je souhaite participer activement au redressement que je dessine. »
• A titre personnel, comment vivez-vous le changement qui se profile ?
« Bien, très bien. Je me sens rassuré, soulagé. Il me semble que c'est
dans la logique des choses. Céder ma place d'actionnaire majoritaire,
c'est aussi une façon d'éviter une éventuelle rupture de crédit au club
: autour de moi, pour le futur, je sais qu'il y a des gens de qualité.
Cette nouvelle orientation me paraît raisonnable, naturelle. S'il
m'arrive un pépin, il y a un équipage dans l'avion. »
• Une question sur le plan sportif pour
terminer : Yvon Pouliquen, votre entraîneur, s'est dit inquiet de la
situation actuelle. Aujourd'hui, êtes-vous en mesure de le rassurer ?
« Mettez-vous à la place d'un garçon qui n'est là que depuis quelques
mois et qui lit la presse en ce moment ! Mais c'est un Breton, il a
l'habitude de traverser des tempêtes. Il ne faut pas s'étonner des
inquiétudes qu'il peut ressentir. Il va se rassurer par lui-même. Je me
souviens, il y a quelque temps de cela, il m'a demandé "président,
est-ce que vous allez rester ?". Il le sait, ma présence est acquise. »
- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain
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