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Si l'intérêt collectif ne prime plus
aujourd'hui au FC Metz, Julien François appelle toutefois à la
mobilisation en cette fin de saison. Yvon Pouliquen a motivé ses joueurs pour qu'ils ne lâchent rien jusqu'à la toute dernière journée du championnat, pour prendre un maximum de points et montrer une meilleure image du club. Entretien.

• La suspension du huis clos doit vous rassurer ?
« C'est une décision intelligente. Recevoir Saint-Étienne constitue
toujours une belle affiche, pour les joueurs comme pour les supporters.
Personnellement, je n'ai jamais évolué dans un stade sans public. Cela
doit être plutôt glauque... »
• Que vous inspire cette équipe de l'AS Saint-Étienne ?
« Cette formation est actuellement en plein boum. Elle vient d'aligner
quatre victoires consécutives et a repris la 5e place du championnat.
Bref, un adversaire à prendre très au sérieux. En course pour l'Europe,
les Stéphanois ne viendront pas chez nous animés d'intentions
défensives. Le match devrait être ouvert, des espaces seront libérés. »
• Après le bon comportement affiché face à
l'OM et l'OL et le point glané en Bourgogne, vous avancez fort de
certaines certitudes dans le jeu aujourd'hui ?
« Cela dit, quand on reste 20e, on se doit de craindre tout le monde.
Il est vrai qu'actuellement, on s'inscrit dans une bonne dynamique.
Cela ne se traduit malheureusement pas sur le plan mathématique. Le
coach insiste pour qu'on ne lâche rien, pour qu'on poursuive sur cette
voie. Après avoir connu tant de mois difficiles, pour ne pas dire
médiocres cette saison, nous aurions tort de gâcher cette fin de
saison. »
• Notamment à titre individuel...
« Concrètement, les objectifs collectifs n'existent plus. Mais cela ne
pèsera pas sur la motivation des joueurs. On a coutume de dire que les
périodes les plus importantes pour l'avenir d'un professionnel se
situent dans les deux premiers et deux derniers mois de compétition.
C'est là où on marque les esprits. Dans le contexte actuel, tous les
joueurs du FC Metz veulent prouver qu'ils ont les qualités requises en
Ligue 1. »
• Et vous n'y faites pas exception ?
« Je suis dans la même optique que le reste du vestiaire. Une fois
qu'on a goûté au haut niveau, à ces ambiances, à ces stades, on a envie
d'y rester le plus longtemps possible. Dans le cas contraire, il me
reste ici une année de contrat. La majorité de ma carrière, je l'ai
passée en Ligue 2. Je connais donc bien ce championnat, très exigeant.
S'il faut repartir avec le FC Metz, je le ferais sans traîner des
pieds. Ce n'est pas dans mes habitudes ! »
- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain
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