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Eloigné des terrains durant de longs mois, le
défenseur du FC Metz savoure, avec délectation, son retour dans le
quotidien de Saint-Symphorien. Il voit son avenir au sein du club à la Croix de Lorraine, et avoue qu'il se sent comme un poisson dans l'eau ici, malgré la saison désastreuse que vit le club.

Photo : FCMetz.com
• Matheus, l'annonce de votre titularisation à
Lorient (le 19 mars en huitièmes de finale de la Coupe de France) après
six mois d'absence vous a-t-elle surpris ?
« Pas vraiment. Au regard du travail fourni à l'entraînement depuis
début février, je savais qu'une opportunité finirait par se présenter.
Séance après séance, les sensations revenaient et le coach n'y est
apparemment pas resté insensible. Il a donc décidé que c'était le bon
moment. »
• Qu'avez-vous éprouvé durant cette rencontre ?
« Une joie immense, autant collectivement qu'individuellement. Ce
sentiment, si particulier, de contribuer à la victoire de l'équipe est
indicible. J'ai profité de chacune des minutes passées sur le terrain
et paradoxalement j'ai regoûté avec un énorme plaisir à la notion de
souffrance. Aller au bout de soi, repousser ses limites, voilà sans
doute ce qui m'a le plus manqué durant ces longs mois d'inactivité. »
• Vous en avez donc terminé avec les pépins physiques ?
« Oui, tout ça, c'est derrière moi. J'ai bien eu quelques craintes au
moment d'aborder la rencontre face à Nancy, la deuxième en quelques
jours. Finalement tout s'est bien passé. Reste l'énorme frustration née
de la défaite. Sur ce match, je reste persuadé qu'un résultat nul était
mérité ! Mais aujourd'hui, je mesure ma chance de pouvoir à nouveau
disputer de telles rencontres. »
• Le regard que vous portez sur votre métier semble avoir pris un nouveau virage...
« Oui et non. J'ai toujours eu un comportement très professionnel. Mais
c'est vrai que cette longue période loin du terrain et de la
compétition * c'est la première fois de ma carrière que je suis arrêté
plus d'un mois * m'a permis de prendre conscience que je dois encore
donner plus à l'entraînement, mais également en dehors. Ce sont
peut-être de petits détails, mais arriver un peu plus tôt à
l'entraînement, quitter la séance un peu plus tard ou faire attention à
ce que je fais à la maison, me semble aujourd'hui primordial. »
• Un comportement que doit apprécier votre
entraîneur, Yvon Pouliquen. Vous, qui l'avez côtoyé la saison dernière
à Grenoble, que pensez-vous qu'il ait apporté au FC Metz depuis sa
nomination en janvier ?
« Jour après jour le vestiaire commence à lui ressembler. Même si
personnellement je ne l'ai jamais vu jouer, Yvon a la réputation d'avoir été un footballeur qui ne lâchait jamais
rien. Un guerrier en quelque sorte. C'est cette envie et cet état
d'esprit qu'il est en train d'insuffler au FC Metz. Depuis son arrivée,
le groupe est plus vivant. C'est sans aucun doute l'un des ingrédients
qui nous manquaient après un début de saison pour le moins difficile.
Petit à petit, il met en place ses principes de jeu, inculque sa
philosophie comme il avait su le faire à Grenoble. Ici, cela prendra
sans doute un peu plus de temps, mais il a tellement de choses à
apporter au club dans les mois à venir... »
• A propos d'avenir, comment envisagez-vous le vôtre ?
« C'est très difficile pour moi de me projeter. Je viens à peine de
débuter ma saison... (rires). Mon objectif personnel c'est de montrer
mon meilleur visage jusqu'à la mi-mai. Peut-être est-ce un cliché, mais
actuellement je veux profiter de ma vie et de mon métier au jour le
jour. Je ne pense plus au match à venir, mais à la séance
d'entraînement suivante. Je tiens à en profiter au maximum. C'est à ce
prix que je pourrai envisager de bien débuter le prochain exercice. »
• Sous les couleurs du FC Metz ?
« Le bilan personnel, je ne le ferai qu'en fin de saison. Mais une chose est certaine : je suis content d'être ici. »
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