|
Le président lorrain Carlo Molinari fait part de son étonnement à la
suite de la décision de la commission de discipline de la Ligue de
football professionnel de pénaliser le FC Metz d'un point et d'un match
à huis clos dans l'affaire Ouaddou.

Il fallait s’y attendre, dans l’affaire Ouaddou, pour mémoire, souvenez vous qu’un supporter a proféré des insultes racistes à l’encontre du capitaine de Valenciennes, le club messin a été puni. Sanction du tribunal : un point de suspension et un match à huis clos. «
Je trouve que c'est très lourd pour un club comme le nôtre. Nous avons
tout mis en œuvre pour essayer de faire face à ces problèmes de racisme
», a déclaré sur RTL M. Molinari. Il envisage de faire appel de la sanction, voir d’aller pus loin s’il le faut.
« On nous fait payer très chèrement le comportement de quelques
excités, je parle de ceux qui ont perturbé le déroulement de Metz -
Strasbourg, en y ajoutant une confusion réelle avec ce qui s'est passé
contre Valenciennes, estime le président messin. Dans cette affaire,
qui est l'acte d'un individu isolé, nous avons fait tout ce que nous
pouvions ; or, la commission de discipline n'en a pas tenu compte :
nous avions remis l'auteur des insultes racistes à la police dès que
ses agissements nous avaient été signalés. » Carlo Molinari
pourrait ajouter l'organisation d'une opération de lutte contre le
racisme, dès le match suivant à Saint-Symphorien, pour répondre autant
à l'acte lui-même qu'à l'emballement médiatique et aux nombreuses
récupérations politiques qu'il avait provoqué.
En une semaine, la commission de discipline de la Ligue aura prononcé
deux huis clos, sans qu'aucune proximité n'existe entre les deux
dossiers. D'un côté Bastia, en Ligue 2, où l'introduction et le
déploiement d'une banderole injurieuse, raciste et homophobe prouve le
laxisme d'un club qui, en n'agissant pas contre le comportement
récurrent de supporters organisés et identifiés, les cautionne. De
l'autre Metz, où un spectateur isolé se défoule bêtement sur un joueur.
Au milieu ? La même sanction ! « Il
n'y a pas de commune mesure entre Bastia et nous, mais nous sommes
frappés de la même peine, c'est totalement disproportionné »,
insiste Carlo Molinari. La LFP, elle même, avait fait appel de la
décision de sa propre commission de discipline, dans l'affaire
bastiaise, jugeant la sanction insuffisante.
«C'est une décision inique, c'est un déni de justice, une mauvaise justice rendue par la Commission de discipline», a déclaré pour sa part Patrick Razurel, le directeur général délégué du FC Metz.
Source : Le Républicain Lorrain
On en discute sur le forum
|