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Même s'il reconnaît que son équipe a
étrangement baissé le pied en seconde période, samedi faceà
Saint-Étienne, le défenseur messin Matheus Vivian estime que le FC Metz
« méritait un meilleur sort. » Entretien.

• Matheus Vivian, à l'issue de la rencontre
face à Saint-Étienne, Michel Ettorre a estimé que le FC Metz n'avait
pas su prendre le match par le bon bout. De l'intérieur, comment
avez-vous jugé la prestation de votre équipe en première période ?
« J'ai le sentiment que nous l'avons abordé correctement et que
rapidement nous avons pris le dessus sur une équipe stéphanoise qui ne
nous a pas mis en danger. Samedi, j'ai d'ailleurs sans doute vécu la
mi-temps la plus tranquille depuis mon retour à la compétition. »
• Mais Metz n'est pas parvenu à trouver l'ouverture...
« Encore une fois ! Pourtant nous nous sommes créés quelques situations
intéressantes. Mais nous avons failli dans la vitesse d'exécution, le
changement de rythme en phase offensive et surtout dans le dernier
geste. C'est malheureusement devenu un thème récurent. C'est dommage,
car nous méritions sans doute un meilleur sort... »
• Même au vu de la seconde période, beaucoup moins consistante ?
« Oui, si on considère que les opportunités de revenir au score ont
bien existé. Et c'est le cas. Malheureusement, la production générale
était, il est vrai, de plus faible qualité. »
• Comment expliquez-vous ce changement de
visage, alors même que vous avez disputé plus de quarante-cinq minutes
en supériorité numérique (Dernis a été expulsé à la 41e minute) ?
« Le but de Gomis nous a fait très très mal... Saint-Étienne a repris
confiance en plus de compenser la perte d'un joueur par une plus grande
activité. Parallèlement, peut-être que nous avons, à l'inverse, cru, de
manière inconsciente, que le fait d'être un de plus nous autorisait à
fournir un peu moins d'efforts. Ce qui est certain, c'est que notre jeu
s'est brutalement déréglé et que nous avons perdu le contrôle de la
situation. Cela s'est traduit par trop de déchets. »
• La volonté de certains joueurs a également été remise en cause. Est-ce une autre explication ?
« Je ne veux pas y croire. Je suis même persuadé du contraire. Ce
serait d'ailleurs sortir de mon rôle que de juger de l'état d'esprit de
mes coéquipiers. Mais si les dirigeants estiment qu'il existe
réellement une faillite dans ce domaine, ils nous le feront savoir, à
nous, joueurs. Et cela restera au sein du vestiaire... »
• A titre plus personnel, vous avez déclaré
qu'après votre longue période d'indisponibilité, vous preniez désormais
beaucoup plus de plaisir sur le terrain. Est-ce toujours le cas ?
« Disputer des matches face à des équipes telles que Lyon, l'OM, Nancy
et Saint-Étienne, reste effectivement un grand plaisir. N'oubliez pas
que je n'ai pas eu beaucoup de rencontres de Ligue 1 à me mettre sous
la dent cette saison (10 au total). Cela dit, mon plus grand plaisir,
c'est de gagner. Alors, évidemment quand on n'arrive pas à finir un
match sans prendre un but, la fête est forcément gâchée. »
• Mais la motivation est intacte ?
« Oui ! J'ai toujours autant envie d'aller à l'entraînement, de jouer.
Et puis, même dans la difficulté, n'importe quel joueur doit pouvoir
encore et toujours progresser. C'est mon cas. Entendre dire que je
monte peu à peu en puissante, me conforte dans l'idée de ne rien
lâcher, même si au final, ma production personnelle se noie logiquement
dans le collectif. »
- Propos recueillis par le journal Le Républicain Lorrain
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