Romain Brégerie a retrouvé le FC Metz après un prêt de six mois à
Châteauroux. Le probable nouveau capitaine messin nous en dit un peu
plus sur l'ambiance qui règne à Saint-Symphorien depuis la reprise de
l'entraînement. La montée en L1 n'est pas un objectif selon ses dires,
"on ne se pose pas la question pour l'instant" assure t-il.
Romain Brégerie, qu’avez-vous fait de vos vacances ?
J’en ai surtout profité pour couper avec le foot. On a un mois donc il
faut en profiter. Je suis parti un peu en vacances à New York, et après
je suis revenu et j’ai passé mes vacances chez moi à Bordeaux.
Vous avez quand même suivi le Mondial ou pas du tout ?
Je dirai que j’ai plus suivi à partir des huitièmes de finale. Les
matches ont commencé à être un peu plus intéressants. Ça m’a aussi
permis de me remettre dans le foot, progressivement. Mais on a repris
bien avant la fin de la Coupe du Monde quand même. On a repris le 23
juin. On a suivi pas mal de matches avec les autres joueurs.
Vous étiez prêté à Châteauroux depuis janvier dernier. Pas trop dur le retour à Metz ?
Non, justement. Châteauroux, c’était une belle expérience. J’ai gagné
du temps de jeu, c’était intéressant. Je suis content de revenir à Metz
où je connais déjà beaucoup de gens au sein du club et de la ville,
beaucoup de joueurs. Pour moi, c’est bien d’être revenu.
Après le stage de préparation à Luxeuil-les-Bains et quatre matches
amicaux, est-ce que vous sentez une différence entre les méthodes de
travail de Yvon Pouliquen et celles de Dominique Bijotat ?
De toute façon, chaque entraîneur est différent. Ils ont un point de
vue un peu différent sur le jeu, sur la manière d’évoluer sur un
terrain de foot. Mais le foot ça reste le foot, donc on s’y retrouve
toujours à peu près.
Et la méthode Bijotat pour l’instant, c’est quoi ?
On a un groupe qui est assez nouveau, avec beaucoup de jeunes joueurs.
Il y a eu beaucoup de départs. Pour l’instant, on a surtout travaillé à
mieux se connaître, à retrouver ces automatismes. Ou plutôt à trouver
des automatismes. Pour le moment, c’est surtout une prise de contact.
On commence seulement maintenant à rentrer dans le vif du sujet.
Le vif du sujet, justement. L’an dernier Metz a fini 4e, un peu la
place du con. La montée, c’est l’objectif prioritaire du club cette
saison ?
On verra. On ne se pose pas la question pour l’instant. De toute façon,
aucune équipe n’est capable de savoir avant la saison ce que ça va
donner pour elle. Il y a trop de facteurs qui rentrent en jeu. Nous,
pour l’instant on ne se connaît pas trop donc on ne vise pas
d’objectifs. On va juste essayer d’être bons et de gagner, de bien
débuter. Après, on fixera nos objectifs au fur et à mesure de la
saison, en fonction de nos résultats aussi.
L’objectif minimum que vous pouvez vous fixer c’est quand même le maintien en L2.
Evidemment ! Ça, ce n’est même pas un objectif pour nous, on doit le
faire. C’est au moins l’objectif minimum pour les vingt équipes du
championnat. On n’en parle même pas !
Qu’est-ce qui a manqué à Metz l’an dernier pour remonter en L1 ?
D’autres équipes ont peut-être su mieux saisir leur chance au moment
opportun. On a peut-être manqué quelques occasions. Ça se joue vraiment
sur des détails. Des petits détails qu’il va falloir gommer pour cela
ne se reproduise plus : prendre un but à la 92e sur un match important
où il ne faut pas le prendre, ne pas être capable de marquer ce but-là.
Ça se joue sur une ou deux actions, des trucs minimes sur toute une
saison. Ça aurait très bien pu aller dans l’autre sens. Arles-Avignon
aurait pu perdre un match bêtement alors qu’ils sont allés en gagner
dans les arrêts de jeu deux ou trois semaines d’affilée. Ils ont gagné
des points sur des moments infimes du jeu. Metz n’a pas été capable de
le faire. Un manque de réussite, de chance. Ça se joue vraiment sur pas
grand-chose.
Quels clubs voyez-vous jouer la montée cette saison ?
On les connaît les équipes qui jouent la montée. Ce sont les équipes de
gros calibre, comme Le Mans et Grenoble qui viennent de descendre.
C’est sûr qu’un club comme Nantes a l’ambition de remonter en Ligue 1.
Maintenant, cette année, ça va être compliqué. Il y a beaucoup
d’équipes qui ont la possibilité de monter. Après, jouer la montée et
monter, c’est différent.
Avez-vous des objectifs sur le plan personnel ?
Comme tous les joueurs, je vais essayer de jouer un maximum et d’être
bon pour que notre équipe soit bonne et qu’on ait des bons résultats.
Après, on fixera les objectifs au fur et à mesure, on a bien le temps
d’en parler suivant notre parcours. L’essentiel c’est que l’équipe
tourne bien et ait une saison réussie. Après on verra.
Vous étiez capitaine en amical face à Sedan. Le brassard, ça représente quoi pour vous ?
On ne sait pas encore si ça va être définitif. Je pense que oui mais on
doit encore en parler. Forcément ça représente quelque chose. C’est sûr
que c’est important. Maintenant, ce n’est pas un joueur qui fait
l’équipe, ce sont tous les joueurs qui tirent le groupe vers le haut.
Il y a des joueurs d’expérience qui vont avoir beaucoup de choses à
dire. Mais bon c’est sûr que c’est gratifiant.
Vous débutez la saison face à Evian, un promu. Début facile ou match piège ?
Je n’ai jamais vu un match facile en deux ans de Ligue 2. Souvent, on a
fait de meilleurs résultats contre des équipes supposées plus fortes
parce qu’on s’y attend. Là effectivement, ils ont fini premiers en
battant je crois le record de points (85 points, ndlr). En tout cas,
ils ont fait une super saison. Donc évidemment, ça ne va pas être
facile. Maintenant, ce n’est pas un match piège si on le prend par le
bon bout. On est capable de battre toutes les équipes du championnat si
on est bon.
Il vous reste un an de contrat au FC Metz. Vous vous voyez où dans un an ?
Tout dépendra de la saison. On sait très bien que tout peut arriver
dans le football. On aura bien le temps d’en parler d’ici là.
Un mot sur votre ancien président, Carlo Molinari. Il est toujours aussi présent auprès des joueurs ?
Oui, il est toujours là. Il travaille beaucoup dans la communication
interne du club. Il est important, on sait que c’est une figure
emblématique. Je suppose qu’il doit donner des conseils aux personnes
en charge.
Avez-vous de nouvelles de Sylvain Wiltord ?
Pas de nouvelles, non. De toute façon, moi je ne le connaissais pas.
Pour savoir s’il va rester ou s’il va partir, il faut demander à Canal
Plus, ils doivent en savoir plus que moi !