header.jpg

Metz - Toulouse 0-2 : L'analyse du jeu messin

 

 Mis en ligne le 31 mars 2008 / Par Pierre

Après une bonne série où les Grenats avaient obtenu neuf points en quatre journées, ils sont retombés dans leurs travers. Parodie de football, ce match face au TFC fut une véritable misère footballistique. Les visiteurs n'ont pas forcé pour venir à bout de fébriles messins, visiblement en manque d'inspiration hier après-midi.


"Ô Toulouse" aurait pu s'écrier Claude Nougaro devant l'indigence de la première mi-temps proposée par les Toulousains hier après midi à Saint Symphorien. Devant cette misère footballistique, on aurait pu penser que les Messins, qui sont (étaient) sur une courbe ascendante, n'allaient faire qu'une bouchée des "Téfécistes". Il n'en fut rien, car en dehors de dix premières minutes prometteuses au cours desquelles ils auraient pu (dû) mener à la marque, on a vu ce que l'on pourrait appeler une parodie de football. Et c'est, comme l'a justement dit Matheus Vivian, après match, au moment où les Toulousains ont haussé leur niveau de jeu qu'ils se sont logiquement imposés face à de très pâles Grenats...
A noter tout de même que sur le premier but toulousain, Emana est hors jeu d'un bon mètre, mais tout cela est à classer au rang des anecdotes, au vu de la situation messine au classement et surtout des errances du corps arbitral ces dernières semaines.

Bien en place, notamment grâce à une charnière centrale inédite, la énième de la saison, la défense messine a su resister aux assauts adverses pendant 80 minutes...
Christophe Marichez est à créditer d'un assez bon match. S'interposant avec brio sur deux tentatives d'Achille Emana, aux 10ème et 46ème minutes, il s'illustra avec autorité en remportant son face à face devant Dieuze à la 54ème, retardant ainsi l'échéance. Malheureusement, abandonné par les siens, il ne put rien sur les deux buts d'Emana.
Cheikh Gueye souffla le chaud et le froid durant cette rencontre. Néanmoins, les quelques éclairs de la partie ne masquèrent pas les nombreuses insuffisances de sa production. Sa tête à la 70ème minute, heurta le sommet de la barre de... Marichez!! Le reste ne fut que centres approximatifs et errances défensives. Bref, un manque d'application manifeste.
Matheus Vivian, dans la lignée de ses prestations la semaine dernière à Nancy et Lorient, s'est acquitté de sa tâche avec sérieux. Excellent dans le jeu de tête, il a souvent allégé ses partenaires dans ce domaine. Son placement sûr a lui a également permis de sauver son camp, à la 38ème, sur une tentative d'Emana.
Malik Diop est assurément la seule satisfaction de l'après midi. En s'interposant avec justesse et autorité devant Sirieix aux 25ème et 61ème, Gignac (28ème) et Mansaré (29ème), il a apporté la sérénité qui avait manqué ces derniers temps à la défense messine. Malheureusement, arriva cette 80ème minute et ce hors jeu, qu'il était impossible de ne pas voir...
Eric Cubilier s'est multiplié sur son côté gauche, avec plus ou moins de réussite. Son association avec Bessat a été productive, malgré de nombreux déchets. On peut mettre à son actif un excellent centre pour la tête de Gestede (47ème). Cependant, brouillon sur le plan défensif, il n'a, à l'image de Cheikh Gueye, pas donné tous les gages de sécurité que l'on peut exiger à ce poste.

Si défaite il y a, on doit surtout l'imputer au milieu de terrain qui a été littéralement "dévoré" par la vague rose en seconde période notamment.
Julien François a paru très émoussé, il n'a pas eu son allant coutumier. Même si ses deux frappes aux 4ème et 37ème minutes auraient assurément mérité mieux, il fut en retrait dans le jeu, ratissant peu de ballons et en en perdant beaucoup trop.
Miralem Pjanic s'est illustré dès la 4ème minute avec un bon débordement sur le flanc gauche de la défense toulousaine et un tir sur le poteau. La suite se résume en quelques choix judicieux, mais trop peu pour peser véritablement sur le jeu. Comme ses coéquipiers, il fut invisible en seconde mi-temps.
Vincent Bessat a incontestablement été le plus volontaire des joueurs du milieu de terrain. Avec 63 ballons joués, il devance de très loin Pjanic, François et Gygax. S'il a beaucoup couru, il s'est également beaucoup usé. Sa tête non cadrée sur une passe de Gueye ainsi qu'un bon centre pour Gygax à la 42ème sont les deux faits marquants de son match. Manquant de lucidité, il s'est ensuite éteint au fil de la rencontre.
Daniel Gygax s'est fait remarquer dès la 4ème minute du match mais sa frappe à bout portant fut détournée par Douchez. Pour le reste?... On peut s'interroger sur la motivation qui anime le Suisse en ce moment, tant sa prestation fut insipide et sans relief. Quand on sait de quoi il est capable, cela laisse rageur. Il fut justement remplacé par N'Diaye à la 57ème dont le seul fait d'arme fut un tir hors cadre (77ème) alors que deux de ses partenaires étaient idéalement démarqués.

Déjà associé à Marcel Picot, le tandem Gueye-Gestede n'a que très rarement réussi à mettre en difficultés la défense toulousaine.
Babacar Gueye s'est montré entreprenant au cours des dix premières minutes. Son centre pour Gestede (1ère) fut la seule action digne d'un attaquant de son rang. Il passa ensuite 70 minutes sans inquiéter Douchez, jusqu'à son remplacement par Chapuis qui fut tout aussi transparent que son coéquipier.
Rudy Gestede ne fut pas beaucoup plus heureux. Si sa tête sur un bon centre de Cubilier (47ème) aurait pu débloquer le tableau d'affichage, il fut lui aussi très brouillon, trop approximatif dans le jeu pour inquiéter Arribagé et ses partenaires. Il fut remplacé par Agouazi, à la 81ème dont la mauvaise appréciation et le manque de réaction, une minute plus tard, furent directement à l'origine du deuxième but toulousain!! Pour le reste, il n'eut que peu l'occasion de se montrer.

Bref, un match à très vite oublier pour les Grenats, comme beaucoup d'autres d'ailleurs cette saison!! Yvon Pouliquen ne décolérait pas, hier soir, et exprimait sa honte et son désespoir à qui voulait bien l'entendre "J'ai honte de ce que j'ai vu, il est inacceptable de perdre en lâchant prise de cette façon, il s'agit du match le plus catastrophique depuis mon arrivée..." En effet, on est en droit de se demander, en tant que supporter, si après toutes les défaites et les mortifications endurées depuis le début de la saison, les onze acteurs messins ont le droit de nous proposer un spectacle tel que celui qu'ils ont eu l'audace de nous infliger hier après midi. "Remboursez" crieraient les spectateurs d'une pièce de théâtre au tomber de rideau. Sans compter que, en continuant de la sorte, le FC Metz est assuré d'inscrire son nom au tableau du plus faible nombre de points obtenus à domicile, au cours d'un championnat. Rappelons qu'il manque quatre points pour battre le triste record des Nîmois en 1992-1993 qui avec une victoire et neuf matchs nuls, ont totalisé douze points à domicile. Pour l'heure, Metz n'en compte que neuf...


On en discute sur le forum

  Copyright Tous Grenat © 2006-2008 | Design : Mister-m |  Webmaster: Florian | Contact